dimanche 18 juin 2017

La (mini) perle du mois + les expressions tordues de Professeur Flaxou


(Photo illustrant où se situe l'humour de Flaxou et moi)

Salut les p'tits loups!

Alors je suis rentrée en France, et je te fais pas un topo tout de suite parce qu'il m'arrive mille choses et que, qui l'eût cru, on n'a pas une super connexion Internet quand on siphonne la wi-fi de chez mon père qui habite deux maisons plus loin. (Courage, la boîte à Internet est en chemin!)

A la place, je te livre juste une mini-perle du mois tirée de nos dernières semaines avec Marie en Nouvelle-Zélande – semaines passées sous le signe du stress, mais aussi (comme tu vas le voir) sous le signe du FUN!

C'était aussi, pour Flaxou et moi, quelques semaines passées sous le signe de la découverte, puisque ça fait tellement de temps qu'on habite ensemble rien que tous les deux qu'il y a plein de choses qu'on n'avait pas remarquées l'un chez l'autre et qui en fait (comme nous l'a indiqué Marie) sont hyper bizarres.

(Tu vois l'épisode de How I Met Your Mother avec le bruit de verre cassé? Ben ça nous a fait ça pendant un mois.)

Marie nous a donc fait remarqué certains petits trucs chelous chez nous, du genre:

1. Flaxou se lèche les doigts. TOUT. LE. TEMPS.


(Une image de Flaxou à la maison)

Sérieusement, je sais pas comment j'ai fait pour jamais le remarquer (un instinct de conservation venu du fond des âges, j'imagine) mais le mec n'a jamais utilisé une serviette de sa vie, en fait. A chaque fois qu'il mange un truc avec ses doigts (burger, frites, chips, fruit, bonbon, crudité, la liste est longue) il passe dix minutes à sucer CHACUN. DE. SES. DOIGTS. INDIVIDUELLEMENT.

(Et s'il en reprend, c'est reparti!)

2. Je me parle à moi-même.

- Non mais attends Marie, c'est normal de se parler à soi-même. Tout le monde le fait.
- Oui. Mais tout le monde ne s'engueule pas tout seul en s'appelant par son prénom.
- .... Ah non?

Bon, ben apparemment c'est bizarre de s'exclamer "Putain Charlotte, tu chies dans la colle!" quand on n'est pas content de soi.

(J'en apprend tous les jours.)

3. Ce qui a probablement choqué (et fait rigoler) Marie le plus lors de son séjour, c'est le langage imagé qu'on utilise tous les jours avec Flaxou, et qui, comme elle nous l'a fait remarquer, tourne surtout autour d'une partie de l'anatomie.

- Non mais en fait, la moitié des phrases que vous sortez ont le mot "cul" dedans, c'est grave!
- C'est pas vrai!
- ....
- Des fois c'est le mot "chier".

Je blâme bien évidemment mon enfance alsacienne, puisque c'est de cette langue que je tiens mes expressions (traduites) particulièrement imagées, telles que "On peut se tourner comme on veut, on aura toujours le cul derrière", "J'vais pas tout te chier dans les mains non plus" (un classique maternel), ou encore la réponse favorite de ma grand-mère quand on lui disait "Mamama, je m'ennuie":

- Chie-toi dans les mains et fais des Läckerli!


(Pour les non-frontaliers avec la Suisse – les Läckerli, c'est ça:)




(L'alsacien: une langue de bon goût.)

Du côté de Flaxou, c'est encore pire (et pourtant, lui ne peut pas blâmer ses origines alsaciennes, vu qu'il est moitié breton). Sa famille est un véritable répertoire de dictons tous plus vulgaires les uns que les autres.

(Dictons qui m'avaient un peu choqués quand je les avais entendus dans la bouche de sa mère, mais bon hein, t'as bien vu les expressions qu'on se coltine chez moi, je serais bien mal placée pour juger.)

Petit florilège des expressions de la famille à Fla:

"Ça va pas te boucher le trou de balle" (la réponse toute trouvée à "j'aime pas trop X aliment")

"On va pas tortiller du cul pour chier droit" (oui, on aurait pu utiliser l'expression "couper les cheveux en quatre" qui veut dire la même chose et est très correcte, parfaitement) (mais en même temps, chez moi on dit "on va pas enculer les mouches", c'est pas vraiment mieux)

"C'est tout? Dis donc, on va pas chier gras" (Expression exquise qui s'emploie quand le dîner est jugé trop léger) (donc, d'après les tontons de Flaxou, quand il ne consiste que de trois plats).

"Eh ben, il se torche pas avec le cul!" (Expression très mystérieuse (QUI se torche avec son propre cul?) (ça n'a aucun sens!) qui désigne quelqu'un qui fait étalage de sa richesse, un peu bling-bling)

(EDIT: je viens de googler l'expression et il apparaîtrait que le dicton complet est "ne pas se torcher avec le cul de sa chemise", ce qui a beaucoup plus de sens.)

"Quand il a une idées dans la tête, il l'a pas dans le cul" (Je suspecte que celle-là c'est vraiment juste pour caser le mot "cul", en fait.)

"Celui-là/celle-là, tu lui mets une olive dans le cul, tu sors trois litres d'huile" (Expression préférée de la maman de Flaxou, qui s'emploie pour désigner une personne stressée et/ou particulièrement coincée) (coincée = le genre de personnes qui n'aiment pas parler de se mettre des olives dans le cul.

Je te laisse donc avec ces joyeuses expressions pour venir égayer ta vie (ne me remercie pas), et une mini-perle du mois ci-dessous!


1) "J'ai bu un-demi verre et je suis un-demi bourrée" moi

2) "Christian Estrosi il change tellement souvent de camp, le mec tu lui mets une éolienne devant sa veste et ça résout la crise de l'énergie" (Fla)

3) - La Marmite c'est fait avec de la bière??! (Marie)
- Mais tu croyais que ça venait d'où? (Fla)
- De... de Satan! (Marie)

4) - En ce moment je lis "Le charme discret de l'intestin" (Marie)
- Est-ce que c'est un livre sur la sodomie? (Fla)

5) - Je me suis spritzé dans l'oeil avec ce citron! (Fla)
- Plante une fourchette dedans (Marie)
- Mais... c'est pas comme ça qu'on résout les problèmes! (Fla) (elle voulait dire plante une fourchette dans le citron, bien sûr)

6) - Comment s'appelle son môme? (moi)
- Patrick? (Fla)
- Non, ça commence par un B. (moi)
- Batrick? (Fla)

7) - Comment je présente les toasts? (Fla)
- Par leur prénom! (Marie)

8) - Allez, opération tartinage! (Marie)
- Si tu fais ça très bien, on appellera ça du tartinage artistique (Fla)

9) - Comment tu peux être marié à une prof et faire autant de fautes? (Marie)
- Bah tu sais ce qu'on dit... fuck the system. (Fla)

10) - J'ai tellement envie de faire pipi! (moi)
- Moi aussi... shotgun sur les toilettes! (Marie)
- Tout doux, Kurt Cobain (Fla)


Bon vote à tous et toutes!

jeudi 25 mai 2017

Three's Company


Et donc ma copine Marie est venue vivre chez nous.

Ça peut sembler bizarre que quelqu’un vienne habiter chez nous alors qu’on quitte le pays dans quelques semaines, mais c’est une longue histoire.

Tout a commencé en CE2.

(Ah oui ben je t’avais dit que c’était une longue histoire.)

En CE2 donc, j’ai rencontré Jean, qui est devenu un bon copain jusqu’à la fin de la primaire (on jouait au loup, il me racontait ses conseils de survie scout, je lui racontais que je m’entrainais pour devenir druide, des trucs normaux quoi).

Après on était dans des collèges différents et on s’est perdus de vue, et c’était moche. (Mais c’était le collège, tout est moche à cette époque d’façon)

Et puis au lycée, j’ai rencontré Marie en cours de DNL, et on est devenues super amies.


(Genre on assortissait nos jupes en jean et tout.)

Et puis elle m’a présenté à son groupe d’amis, dans lequel il y avait, tu l’as deviné, Jean, et c’était super chouette parce que c’était pas comme quand tu revois quelqu’un après des années et que vous avez plus rien en commun, a la place c’était genre ‘Eh, mais t’es encore plus cool qu’avant en fait !’

Et puis une fois à la fac, Jean et Marie sont sortis ensemble, et c’était le bonheur total parce que franchement combien de fois ça arrive dans la vie quand une de tes super bonnes amies sort avec un de tes super bons amis ?

(La seule chose qui pourrait surpasser ça, ce serait de réussir à caser sa meilleure amie avec un membre de sa famille.)

(OH MAIS ATTENDS.)

Et puis quelques années plus tard encore, Jean et Marie se sont mariés, et c’était la coolitude absolue parce que déjà individuellement c’est la crème de l’humanité ces ceux-là, mais alors en couple pour l’éternité, laisse tomber la neige.

Fla et moi on était tellement contents qu’on est venus en France pour leur mariage. Et Marie et Jean étaient tellement hypés sur la Nouvelle-Zélande après des années de photos et de cartes postales qu’ils ont décidé d’en faire leur destination de lune de miel. Ce qui a donné la conversation suivante :

- Je suis trop contente que tu viennes en France pour mon mariage !
- Je suis trop contente que tu viennes en Nouvelle-Zélande pour ta lune de miel !
- Au fait j’ai pris les billets d’avion.
- Moi aussi !
- On part juste après le mariage et on reste en Nouvelle-Zélande trois semaines. Et toi ?
- On part juste avant le mariage, et on reste en France… un mois.
- Donc…
- On va…
- Se croiser…
- Quelque part au-dessus de l’Asie Centrale.



(3615 les sous-douées)

Dans tous les cas, Marie et Jean ont bien profité de leur lune de miel, et ils ont adoré la Nouvelle-Zélande.

Ils l’ont tellement adoré qu’à peine rentrés en France, ils nous disaient déjà qu’ils voulaient y retourner et y vivre pour toujours au milieu des moutons et des fougères et du Merlot.

(Bon, après, le pays a tendance à faire cet effet-là à tout le monde.)

(Même à moi, et pourtant j’aime pas le Merlot.)

(Heureusement qu’il y a du Sauvignon Blanc pour sauver la mise.)

Bref bref.

On a passé quelques années de plus à garder contact, et à discuter de leur projet de venir en Nouvelle-Zélande (qui était plutôt vague) et de notre éventuel retour en France (qui était encore plus vague).

Et puis on s’est tous décidés à se bouger le cul en même temps, et je te laisse deviner la suite :

- Alors j’ai une grande nouvelle !
- Moi aussi !
- C’est officiel, Jean et moi on vient vivre en Nouvelle-Zélande cette année ! Et toi, ta nouvelle ?
- C’est officiel, Fla et moi on revient vivre en France… cette année.
- ….
- On a refait la même chose ?
- On a refait la même chose.

(Les sous-douées contre-attaquent.)

Alors Marie et Jean se sont arrangés pour partir le plus tôt que leurs engagements respectifs le leur permettaient, histoire qu’on arrête quand même de se croiser en avion comme ça tout le temps parce que ça devient pénible à la fin.

C’est comme ça qu’on se retrouve en coloc pour notre dernier mois en Nouvelle-Zélande (avec Marie pour quatre semaines, et Jean pour tout juste cinq jours) (ah oui mais j’avais prévenu qu’on n’était pas très doués).

Marie était contente de venir en avance, non seulement pour passer du temps avec nous, mais aussi pour s’acclimater à la Nouvelle-Zélande, et prendre un peu de temps pour chercher un boulot. Puisque, même si le marché de l’emploi est plus ouvert ici qu’en Europe, le processus d’embauche et long, compliqué, et semé de multiples embûches – la principale étant que les Kiwis sont super réticents à s’engager avec des étrangers qui n’ont pas de Visa longue durée.

On a donc expliqué tout ça à Marie en lui disant que oui, c’est sûr que ça allait être décourageant pour elle quand elle se ferait rejeter successivement de plusieurs dizaines de candidatures, mais que, même si elle mettait cinq ou six mois à trouver un travail, il fallait pas se laisser abattre, j’veux dire Flaxou ça lui a pris plus d’un an avant de trouver un job dans sa branche, mais on apprend beaucoup de choses en faisant des petits boulots merdiques, au final c’est une belle expérience de la vie, et…

- Ah c’est cool, j’ai un entretien demain pour le poste de mes rêves !
- ….
- Je commençais à m’inquiéter, ça faisait quand même presque une semaine que je cherchais !



(Okay bon ben c’était juste nous, j'imagine.)

Et sinon c’est assez rigolo de revivre en coloc, même si les efforts que ça implique n’étaient pas du goût de tout le monde :

- Je dois porter des slips ?! Dans MA maison ??!

(Pauvre homme.)

Comme tu peux le voir, Marie exerce une bonne influence sur nous : déjà elle motive Flaxou à porter des vêtements, mais en plus elle l’aide à réapprendre le français – puisque, Flaxou n’étant déjà pas très doué en langues, il a pris la mauvaise habitude de parler franglais « parce que c’est easier » et résultat, je me retrouve avec un mari qui parle comme K- Maro.

(Références de 2004 bonjour.)

Et ce n’est pas une mince affaire de My-Fair-Ladyser mon cher et tendre, vu que ce dernier est plutôt hostile à toute tentative de réforme :

- J’ai pas besoin qu’on me corrige ! Je sais parfaitement parler français !
- Mmmh-hmm, et qu’est-ce que tu m’as dit l’autre jour en voiture ?
- …..Grab la map dans la glovebox.
- Voilà.

Tu l’auras compris, on n’est pas sortis de l’auberge – d’autant que, quand il ne pique pas carrément des mots à l’anglais, Flaxou s’empêtre quand même dans les anglicismes et les faux amis :

- On me comprend quand même quand je parle !
- Oui, mais t’as l’air d’un blaireau.
- Ca c’est pas grave, ça montre que j’ai passé du temps à l’étranger. Ça sonnera bien quand j’enverrai mes applications aux compagnies !
- ‘Ça fera bonne impression quand j’enverrai mes candidatures aux entreprises.’
- C’est pas mon point.
- ‘C’est pas ce que je veux dire.’
- Mais… stoppe la traduction !
- On dit ‘arrêter’.
- … Oui enfin franchement, je vois toujours pas où est le problème.


(Flaxou en 2018.)

On est donc bien contents de pouvoir compter sur Marie pour nous aider à être un petit peu moins insupportables quand on rentrera en France (déjà que ça va être dur de pas s’exclamer « Nan mais laisse tomber comment c’est TROP un comportement de Français-han ! » toutes les deux minutes), et, de son côté, elle est contente qu’on soit là pour lui expliquer les petites choses qui font tout le peps de la vie en Nouvelle-Zélande :

- Alors là tu restes à l’arrêt jusqu’à ce que le feu soit vert, et ensuite tu t’engages sur la voie d’insertion en même temps que la voiture à ta droite.
- Qui a la priorité ?
- Celui qui est pressé.
- Et si personne n’est pressé ?
- Alors c’est celui qui se lasse en premier de signaler « Après vous ».



- Voilà, c’est parfait, maintenant on suit la direction ‘Waitakere’, tu peux rester dans la voie du milieu.
- Mais je vais pas assez vite !
- C’est pas grave, ils peuvent te doubler.
- Mais du coup, on double seulement par la droite, ici, c’est ça ?
- Ah non non. On double par où on veut.
- QUOI ?
- Ouais, du coup fais attention au moment de sortir de ta voie… surtout que t’as pas envie de faire un accident dans le pays où l’assurance auto n’est pas obligatoire.
- QUOI ?


(Marie et la découverte de la Nouvelle-Zélande, une illustration.)

Bref, on s’amuse bien.

On marche dans le bush, on mange des ramen, on essaye de pas prendre les ronds-points à contresens, on perfectionne notre anglais des affaires et notre français de gens normaux, on sort boire des bières allemandes et manger de la glace coréenne, et on remplit mon petit carnet de perles (mini-perle du mois à venir !)

En résumé: je vis en colocation avec mes meilleurs amis du lycée qui sont mariés ensemble, MA VIE EST OFFICIELLEMENT LA SÉRIE FRIENDS T'ES JALOUX OU PAS?

(Non parce que moi je trouve que c'est de la bombe.)

lundi 1 mai 2017

La perle du mois – version Kiwie!


Comme tu l'as vu, avec mes copains du boulot, on rigole bien.

On rigole tellement que j'ai récolté assez de citations rigolotes pour te faire une perle du mois spéciale Kiwie!

Alors c'est comme une perle du mois normale (sauf que toutes les citations sont en anglais dans le texte, parce que c'est moins rigolo si c'est traduit). Si tu es Anglais LV1, tu peux voter pour ta perle préférée dans les commentaires, et le vainqueur gagnera rien du tout et sera probablement un peu déconcerté de se voir plébisciter par plein de francophones inconnus des Internets.

On commence avec la première partie, que j'intitule "le marketing, un si beau métier":

1. Amber *to computer*: Why can’t you be normal?
Charlotte: You sound just like my mother.

2. Amber: “Don’t forget to nominate your colleagues” WELL FUCK THEM!

3. Charlotte: There are no photos of the steam oven FUCK ALL THE STEAM OVENS!

4. Emma: I don’t like the ad with the Union Jack because I don’t find England premium.

5. Amber: Why are you talking to yourself?
Charlotte: I do what I want.

6. Charlotte: I just want to eat fudge and die.

7. Charlotte: Have you tried Ctrl + Alt + Del?
Amber: Have you tried shutting up?


Et puis quelques jolies perles:

8. Amber: Amy, did you cave? You cave woman!

9. Charlotte: Opinions are like assholes: we all have them, but we don’t share them.

10. Emma: Until recently I hadn’t eaten feijoa…only in vodka.

(Les feijoa, pour ceux qui ne connaissent pas.)

11. Amber: Amy can't talk right now, she's got Toffee Pop mouth.

(Les Toffee Pop, pour ceux qui ne connaissent pas.)

12. Emma: Max Key is such a noodle douche.

(Max Key, pour les chanceux qui ne le connaissent pas.)


Et on finit avec les travaux de groupe:

13. Amber: Do you have any big plans this weekend?
Charlotte: No, but maybe the neighbour’s cat will visit again… that was a fun day.

14. Charlotte: My rangehood has 2 modes: “sucks a little” and “sucks almost nothing but makes a lot of noise”
Amber: That sounds like me as a wife.

15. Charlotte: You know how when you poop and you have your period at the same time, you wipe and you wipe and after some time you can’t tell where the poop ends and the blood begins?
Amber: Yes
Amy: Absolutely
Dylan: OH MY GOD WHAT

16. Amber: Stay for drinks!
Emma: I can’t, I have to go home to my chicks.
Amber: What about us? We’re your chicks too!

17. Dylan: There’s this theory that your earlobes align with your nipples.
Amber: Anything aligns with your nipples if they’re big enough!

18. Amber: I’ll tie you up and force-feed you chicken nuggets!
Amy: Sounds like a Friday night to me!

19. Amber: Charlotte, I want to eat you. But not in a gross, lesbian way.
Charlotte: So just in a cute, cannibal way?

20. Charlotte: My calves are so big I can't fit into any boot.
Dylan: I bet I could fit you in my boot!

(En néo-zélandais, "boot" = 'botte' mais aussi 'coffre de voiture'.)

21. Amber: My shirt sleeves are off…Charlotte, can you tie me up?
Charlotte: Yes, but you have to call me Daddy.

Et on finit sur une très jolie participation d'Amy, via texto:


Bon vote à toutes et à tous!

samedi 29 avril 2017

Avoir des bons copains


(J'adore cette photo stock. Est-ce que l'appel de casting spécifiait 'gens les plus crispés du monde'?)


Au boulot, j'ai plein de potes.

Ce qui est très chouette, puisqu'à mon ancien boulot, j'avais juste des collègues de soixante-cinq balais, une boss micromanager hyper collante, et Satan, prince des mouches.

(En vrai c'était ma collègue Karen, mais je pense que c'est plus logique si je l'appelle directement par son vrai nom.)

C'est d'autant plus chouette d'avoir des amis au boulot qu'ils sont tous dans mon département (c'est pas de ma faute, les gens du marketing c'est les meilleurs). Et c'est même pas du racisme anti-autres départements, puisque j'étais amie avec des gens de plusieurs bureaux différents (la secrétaire de direction, le chef du département e-commerce, une fille de l'approvisionnement) et qu'on nous a très récemment annoncé un remaniement dans la boîte qui fait qu'en gros, ces trois personnes bossent maintenant pour le département marketing.


Il y a Emma, qui est la plus adulte de tout le groupe, parce qu'elle a été émancipée à 17 ans, qu'elle a travaillé en parallèle de la fac, et maintenant elle a 28 ans, elle est mariée, en voie d'être promue manager, et elle vit à la campagne dans sa PROPRE MAISON (qu'elle a ACHETÉE) (oui j'insiste mais on est à Auckland, t'imagines pas comme c'est important) avec un potager et des poules.

(La meuf elle a déjà accompli sa vie plus que ton daron.)

Emma c'est une nana adorable, qui est gentille comme tout, intelligente, ultra professionnelle, pleine de bons conseils, et aussi des fois le week-end elle prend de l'acide attends quoi?

- Non, mais de l'acide j'en ai pris qu'une ou deux fois, hein.
- Ah bon!
- Non, je préfère largement les champis.


Après, on a Dylan, qui doit être moitié Kiwi et moitié Sioux parce qu'il a le pas le plus silencieux du monde, du coup trois fois par jour je me retourne et Dylan est juste LA.


(Pareil.) 

Dylan c'est quand même le gars qui est le meilleur boosteur d'estime de soi, parce que dès que tu lui rends un petit service, c'est comme si tu l'avais guéri du cancer:

- Charlotte, tu penses que tu pourrais me designer des cartes de remerciement pour les clients?
- Bien sûr!
- Super, t'es la meilleure!
- T'as une idée sur la composition?
- Non, mets ce que tu penses être bien, je te fais confiance, t'es tellement géniale!
- Oookay. Ben voilà ce que j'avais en tête, ça te plaît?
- Tu es le plus exquis et incroyable des êtres humains. Ton talent n'a d'égal sur cette planète.


(Bon, l'inconvénient, c'est que maintenant tous les gens qui bossent avec lui ont LE PLUS GROS MELON AU MONDE.)

Dans le département, on a aussi Amy, la sœur de Dylan, qui est super rigolote et qui aime tout le monde, et quand tu lui proposes un truc elle est toujours partante:

- Bon les filles il est 17h, on va boire un verre?
- OUAIIIIIS!

- Je sais qu'il est que 11h30 mais j'ai déjà faim, ça vous dit d'aller chercher des bagels?
- OUAIIIIIS!

- Amy, on peut se faire une réunion la semaine prochaine pour discuter des stratégies réseaux sociaux?
- J'ADORE LES STRATÉGIES RÉSEAUX SOCIAUX!

Bref, c'est la première fois que je rencontre quelqu'un avec un enthousiasme et un optimiste aussi débridé que le mien, et on pourrait penser qu'on s'annule mais en fait non, on se carréise (du verbe 'carréiser', 'mettre au carré'):

- Je suis tellement hypée pour l'adaptation de 'The Handmaid's Tale'.
- Haaan mais j'ai tellement aimé ce bouquin!
- Mais moi aussi! J'adore les dystopies sociales!
- Mais moi aussi! En plus dans la série y'aura Elizabeth Moss!
- HAAN MAIS JE L'ADOOORE!
- MAIS MOI AUSSIIII!

Pendant ce temps, tous les autres gens du département:


Et enfin, on a Amber.

Amber est gentille des fois, et méchante souvent. Mais comme les fois où elle est gentille rattrapent les autres, elle est globalement cool.

Amber, c'est la seule personne du département qui ne vit pas pour le marketing, et des fois ça fait franchement du bien, parce que quand tout le monde est en train de parler de campagnes et de lead generation, Amber c'est la personne qui se penche vers moi et chuchote:

- J'ai mon slip qui me rentre dans les fesses, on va prendre un café comme ça je le remets en place discret pendant qu'on marche?

Amber c'est la personne que quand on a fait le jeu de "si le département était une série télé, on serait quels personnage" on en a déduit qu'elle était un mix parfait entre April de Parks and Rec (pour l'antisociabilité) et Stanley de The Office (pour le PUR SASS):




(Oui, oui, et oui.)

Mais son niveau de sass est tellement fun qu'on glousse quand même beaucoup dans l'open space.

Ça saoule beaucoup tous les autres départements.

Mais on les emmerde, on est le marketing et tout le monde sait que c'est le meilleur département.


Bref, tout ça pour dire qu'avec ces spécimens dans mon entourage, c'est rien de dire qu'ils sortent souvent des rigoloteries. A tel point qu'on a même un cahier spécial (qu'on garde dans un tiroir du bureau) labellisé "weird shit the marketing department says". 

(On a chacun notre page.)

Et donc, à la demande générale de neuf personnes sur ma page Facebook qui m'ont assurée que yes, they speak English, Wall Street English, je te livrerai donc ces perles très prochainement.

(D'abord il faut que j'aille faire le tri.)

A plus dans le bus!

samedi 15 avril 2017

Une vraie, une dure, une tatouée (bis)


Et donc je me suis fait faire un tatouage.


J'en avais déjà fait un pour mes 20 ans, en 2008 donc (bouhou je suis si vieille) – un petit phénix sur l'épaule gauche. Et je l'adore toujours malgré le temps qui l'a délavé, et malgré le fait que PAS UNE SEULE PERSONNE EN NEUF ANS n'a réussi à comprendre ce que c'était:

- Oh c'est joli ce tatouage! C'est une...grenouille?

- Mais non Sylvie, tu vois bien que c'est un lézard!
- Ah? Moi je croyais que c'était une tortue.
- Peut-être une salamandre?




(Franchement, presque.)

Et depuis pas mal de temps, je voulais me faire un deuxième tatouage (et, si possible, moins cryptique). J'avais comme projet de me faire un tatouage à thème "Nouvelle-Zélande", comme en plus c'est le pays du moko, mais je l’avais repoussé maintes fois, d’abord faute d’argent, et ensuite parce que mon corps a décidé que ce serait fun de me faire cosplayer Michael Jackson (comme si j’étais pas déjà assez blanche comme un cul) et donc je me suis mise à faire du vitiligo dans tous les sens.

(Pour rappel, le vitiligo, c’est quand des morceaux de ta peau perdent leur mélanine – en gros, t’as des taches albinos qui apparaissent un peu à la n’imp nawak sur ton corps.)

Et le vitiligo, c’est pas dangereux ni douloureux, c’est juste pas gégé niveau esthétique. Parce qu’on n’a pas tous des taches symétriques qui ont l’air hyper classe :



(On n’est pas tous non plus des mannequins ultra bonnasses, mais c’est une autre histoire.)

Apres, j’habite dans le pays du non-jugement depuis quelques années, donc ça fait longtemps que j’ai fini de m’en battre les couilles de mon apparence (cf. mes excursions au supermarché en short-pyjama, tongs et pull troué) (et encore, j’ai pas osé les pieds nus). Mais le dermato m’avait déconseillé les tatouages, rapport au fait que le vitiligo kiffe se fixer sur le tissu cicatriciel – tissu qui se créé quand on se blesse...ou qu’on se fait faire un tatouage.

Du coup, pendant deux ans, j’ai fait super attention à ma peau. J’évitais le soleil, je couvrais la moindre croûte de pommade cicatrisante, et j’avais laissé tomber l’idée du tatouage.

Sauf qu’entre-temps, j’ai quand même eu du vitiligo qui m’a poussé sur le corps comme des champignons albinos (en mode une égratignure = une tache) alors au bout d’un moment j’ai dit fuck it.

Et comme en plus on avait décidé de rentrer en France et que je voulais un souvenir de mon pays d’accueil, j’ai mis les hésitations au placard, et j’ai googlé « Bon studio de tatouage à Auckland, genre pas ceux qui t'inoculent la rage merci ».

Et c’est comme ça que je suis arrivée sur le site de Sunset Tattoo, et que je suis tombée amoureuse des designs de Tristan Marler.






(J’veux dire, voilà quoi.)

J’avais déjà une vague idée de design, qui était de me faire tatouer un kauri, parce que c’est mon arbre préféré en Nouvelle-Zélande et dans mon top 5 de mes arbres préférés au monde.

Anecdote : quand j’ai parlé de mon idée à mes amis néo-zélandais, tout le monde m’a fait la remarque :

- Mais QUI a des arbres préférés ?


Et j’ai envie de répondre : qui n’a PAS d’arbres préférés ?


Moi j’ai un classement top 10 de toutes les choses au monde que j’aime, et ça inclut les saveurs de chips, les accents de la langue anglaise, les chansons de Pink Floyd, les sauces pour pâtes, les groupes de power metal, les épisodes de Game of Thrones, ET LES ARBRES.


(Pour les curieux, la liste complète est 1. Saule pleureur, 2. Marronnier, 3. Bouleau, 4. Sapin, 5. Kauri, 6. Peuplier, 7. Frêne, 8. Pohutukawa, 9. Platane et 10. Hêtre.)

Bref bref.

Du coup, je suis allée voir Tristan pour une consultation, qui s’est passée à peu près comme ça :

- Alors, qu’est-ce que tu voudrais comme tatouage ?

- Je voudrais un kauri.
- Non. Autre chose ?



J’étais un poil déçue, mais ensuite le mec m’a expliqué que les arbres c’était pas un design recommandé, puisque de 1. Il fallait les faire très grands pour que ça rende bien au niveau des détails, et que de 2. Même grands, au bout de quelques années, les contours des branches/feuilles allaient s’estomper et se rentrer dedans, et ça deviendrait flou et moche.

Du coup, comme j'avais quand même envie d'un tatouage qui resterait joli plus de deux ans (d'autant que je prévoyais de le faire sur le bras, qui est quand même une partie du corps plutôt visible) j'ai décidé de faire plus large dans l'idée "souvenir de Nouvelle-Zélande" et de me faire tatouer un paysage néo-zélandais.

J'ai donc dit à Tristan:

- Alors il faut qu'il y ait au minimum un volcan et une cascade.

- Pas de soucis.
- Et aussi le bush, et un lac.
- Heu...
- Oh! Et un long nuage blanc. 
- Oookay.
- Mais je veux pas que ça soit trop grand, hein.

Et tu sais quoi? Il l'a fait.


Je suis retournée au studio deux semaines plus tard, et il avait un design tout prêt avec exactement ce que j'avais demandé, et même un peu plus ("j'ai rajouté des roches volcaniques, c'était classe").

Par contre, le design initial était un peu grand (du coude à l'épaule) et j'avoue que ça avait l'air super badass mais j'étais pas prête émotionnellement à devenir une nana qui a un-demi bras tatoué. Dans ma tête, ça impliquait trop de jeans troués et de bottes de motard pour avoir l'air raccord, et même si c'est un look que j'adore, dans la vraie vie de tous les jours j'ai un travail où le code vestimentaire est plutôt genre "jupe tailleur et petits souliers vernis", c'est pas le même délire, on en conviendra.

Du coup, on a raccourci un peu le truc, et on l'a fait partir d'un chouïa plus bas, histoire de couvrir la tache de vitiligo sur mon coude.



(Puisque, comme je savais toujours pas si le tatouage n'allait pas créer PLUS de vitiligo, je me suis dit "autant commencer par un endroit déjà affecté".)

C'est donc le coeur plein d'entrain et l'estomac plein de pancakes que je me suis rendue au studio de bon matin (10h) (ben oui mais le week-end c'est de bon matin je trouve) le premier avril.

(La date aura son importance dans l'histoire plus tard.)

Je suis arrivée et j'avais même pas eu le temps de dire bonjour qu'on m'avait déjà chopé le bras et rasée sur toute la longueur.


(MAIS?)

Enfin je sais qu'il y a des petits poils, mais si on m'avait prévenu à l'avance, je les aurai épilés!

(Maintenant ça va repousser tout dru et j'aurai des poils de barbe sur le bras, PAS MERCI.)

Et puis Tristan m'a collé le pochoir sur le bras, je suis allée l'admirer dans le miroir pour valider l'emplacement, et puis il m'a dit "installe-toi confortablement", il m'a fait une clé de bras, et il m'a charcutée sans un mot pendant trois heures.

(Je me rappelle avoir pensé au bout d'une heure que c'était quand même bien dommage d'avoir oublié de prendre mon walkman.)

Je m'attendais à souffrir sérieusement, mais au final, c'est de l'ennui que j'ai surtout souffert – ma position (allongée sur le ventre avec le bras retourné le long du corps) rendait la chose plus inconfortable que douloureuse.

Bref, ça faisait deux heures que j'étais sur le billard, et j'étais en train de me dire que woh, eh, Charlotte, franchement tu gères ça comme un guerrier barbare, même pas mal ni rien, du sang de Viking coule dans tes veines ma championne.


Et là, on est passés sur le coude.




Je dois avouer que j'ai quand même un peu morflé la dernière heure – pas de la douleur insoutenable, mais Tristan devait quand même me plaquer le bras le long du corps pour pas que je tressaille. 

(En gros, c'était pas de la douleur à crier ta mère, mais c'était de la douleur à gémir très doucement "Pourquoiiiii? Pourquoi tant de cruautééééé?")

Au bout de trois heures, j'ai enfin eu le droit de me dégager de la clé de bras, de m'asseoir et de boire un verre d'eau, puis d'aller admirer très vite le résultat final avant que Tristan ne m'enroule le bras dans du cellophane.

Le résultat final était un peu rouge (et un peu saignant vers le coude, qui avait pas mal morflé) mais tout de même MAGNIFAÎQUE:


(Vise un peu!)

J'avais dit à personne dans ma famille que j'allais me faire faire un tatouage, vu qu'ils sont plutôt hostiles à ce genre de trucs (surtout quand c'est sur une partie du corps exposée aux regards) et que j'avais surtout pas envie de me taper le laïus que je sentais venir du côté maternel:

- Mais Charlotte, pense au vitiligo, bla bla bla complètement inconsciente, bla bla bla et pour trouver un travail respectable, bla bla bla et tu sais j'ai lu qu'on peut attraper le sida, etc.


Donc, comme ils étaient tous à l'autre bout du monde, je me suis dit que je les mettrai juste devant le fait accompli, comme ça ce sera trop tard pour dire que c'était une mauvaise idée.

Là où j'ai beaucoup rigolé, c'est que, comme je te l'ai dit plus haut, je me suis fait faire le tatouage le premier avril – détail qui m'avait échappé sur le coup, mais qui a donné sans que je le veuille le meilleur poisson d'avril que j'aie jamais fait:

- Alors quoi de neuf chez vous?

- Eh bien en fait, aujourd'hui, je suis allée me faire tatouer!
- Ha ha! Poisson d'avril!
- Hein? Non non, sérieusement.
- Elle est bien bonne celle-là!
- Non, mais regarde, je te montre à la webcam.
- Dis donc, c'est bien fait, on dirait presque un vrai!

Les têtes de ma famille au moment où ils ont réalisé que c'était pas une blague, c'était magique.




(Un peu comme ça.)

Ce qui était moins magique, c'était la réaction de ma mère:

- Bon maman, je sais que tu n'approuves pas, mais je me suis fait faire un tatouage...

- Non! Charlotte! Mais le vitiligo....
- Mais ça va, maman, ça fait une semaine et il n'y a aucune trace....
- Mais le dermato avait bien dit que c'était une mauvaise idée! C'est complètement inconscient! Et sur le bras en plus! Comment tu vas faire pour trouver un travail respectable?
- Eh ben je mettrai un pull, écoute maintenant c'est fait...
- Tu sais que j'ai lu qu'on pouvait attraper l'hépatite B dans les salons de tatouage?

(Bon, mes prédictions étaient justes à 90%.)

Et, si l'enthousiasme de ma famille était, disons, plutôt tiède, mes amis et mes collègues de bureau ont bien rattrapé le coup, à coups de "ouaaah trop canon meuf!" et "j'adore ce design, il est si beau" et "han t'es si courageuse, ça a dû faire tellement mal!"



(Moi arrivant au boulot toute la première semaine.)

Niveau soins post-tatouage, c'était plutôt minimal, j'avais juste une crème cicatrisante à étaler sur la surface de la peau trois fois par jour, et l'interdiction formelle de gratter ou de frotter les croûtes.

Ce qui était plutôt facile les 3-4 premiers jours, sauf qu'ensuite la cicatrisation s'est vraiment mis en marche, et là, CA DÉMANGEAIT, t'imagines même pas.

C'était d'autant plus horrible que:

1. J'ai aucun self-control et je me gratte toujours comme un chien avec ses puces (croûtes, piqûres de moustiques, je les gratte systématiquement jusqu'au sang)

2. Le tatouage est sur mon bras, AKA l'endroit super facile d'accès pour se gratter.

Vers la fin de la première semaine, ça démangeait tellement, et j'avais tellement peur de gratter le tatouage dans mon sommeil, que, je l'avoue, j'ai dormi quelques nuits avec une chaussette sur la main gauche.


(Glamour total.)

Mais au final, ça valait totalement le coup, puisque de 1. aucune trace de vitiligo (YES) et de 2. mon tatouage est enfin cicatrisé, et il est aussi beau que dans mes rêves:



On a donc, de bas en haut: un lac, une cascade, le bush d'un côté et des roches volcaniques de l'autre, un volcan en haut, et le long nuage blanc pour la symbolique.

(Le nom originel de la Nouvelle-Zélande est Aotearoa, "le pays du long nuage blanc" – ao = nuage, tea = clair et roa = long).

Morale de l'histoire: je suis très contente de mon tatouage, qui a l'air super cool, et ça fait plaisir d'avoir enfin un tatouage où les gens arrivent à dire ce que ça représente – même si, là encore, y'a des accrocs:

- Oh il est joli ton tatouage Charlotte! Ça représente quoi?
- La Nouvelle-Zélande.
- Ah bon? Mais c'est juste un paysage, ça représente rien! 
- ....
- Non, si tu voulais vraiment représenter la Nouvelle-Zélande, t'aurais dû faire un kiwi, ou une fougère.

OU J'AURAIS PU FAIRE UN BURGER A L'AVOCAT EN TRAIN DE SE FAIRE SODOMISER PAR UN MOUTON, MAIS EST-CE QUE CA T'AURAIT EMPÊCHÉ D'OUVRIR TA GRANDE GUEULE KAREN?

(Non, je crois pas, non.)


Question de fin d'article (ça m'intéresse): est-ce que tu as des tatouages? Si oui, pourquoi et que représentent-ils?