mercredi 3 décembre 2008

2 décembre


(Image piratée chez Marie Voyelle, faites un tour)


Y'a un mec super canon qui habite dans mon immeuble.


Il est apparu dans ma vie comme dans un rêve, un soir glacé de novembre, la neige fondait dans ses cheveux, et j'ai failli défoncer son vélo en ouvrant la porte du garage.


Il m'a souri d'un sourire à faire fondre ce qui reste de la calotte polaire (alors que je lui avais pourri sa roue avant quand même) et il m'a dit bonsoir, merci quand je lui ai tenu la porte, et bonne soirée quand il est parti, et moi j'ai dit "Afanaghna" (ouais, il était beau à ce point)


Après, j'attendais l'ascenseur qui était tout en haut et pour une fois j'avais envie qu'il descende vraiment très doucement, comme ça je pourrais monter dans l'ascenseur avec lui, et après, trois scénarios (oui je sais, mais scénarii ça fait quand même vraiment trop snob, avouez) se seraient proposés à nous :


- Scénario 1 : On bavarde dans l'ascenseur, on fait connaissance, oh quelle surprise tu es étudiant, moi aussi, c'est fou ce que le monde est petit quand même, quelles sont les chances que ça arrive dans un immeuble qui ne comprend que des studios, et en partant il me fait un autre sourire ravageur, je tombe raide morte, et je chope son numéro (c'est toujours utile, même morte)


- Scénario 2 : l'ascenceur tombe en panne, et notre conditionnement mutuel plus une certaine claustrophobie nous pousse à faire l'amour sauvagement en attendant les secours.


- Scénario 3 : Je regarde sur quel bouton il appuie et comme ça je sais à quel étage il habite. Après, j'attends d'avoir plus de sucre, et au lieu d'aller acheter du sucre, ben je vais lui demander une tasse de sucre (avec une chemise négligée et un chignon avec un crayon dedans, l'air de dire "ouais je fais pas d'efforts mais je suis quand même une super bonasse").


Dans les trois cas, jackpot.


(Y'a des gens qui me diront que ça sera bizarre si le mec habite au premier étage et que moi je me pointe du huitième pour demander du sucre, genre j'ai fait les sept autres étages et c'est la pénurie totale, c'est la crise mon bon monsieur, les gens préfèrent s'acheter de la viande tant qu'ils peuvent encore, qui va croire ça ? Et à ces gens je leur dis prout)


Seulement (et ce passage est pour les fans de Professeur Flaxou qui hurlent déjà au triple adultère) il y a eu zéro jackpot et zéro scénario, parce que le temps que l'ascenseur arrive, la merveille en forme de mec n'avait pas encore ramené sa gueule angélique. Et si j'atendais plus longtemps, il aurait eu le droit de me faire un procès pour harcèlement, parce que franchement ça aurait eu l'air chelou.


Donc je suis montée toute seule dans mon ascenceur, et alors que les lourdes portes en métal se refermaient sur moi avec tout le poids implacable de la destinée, j'ai pensé :


"J'aurais pu aller vérifier mon courrier et ça lui aurait laissé le temps de venir".


J'espère que le bouton bizarre dans l'ascenceur, c'est pas une caméra. Sinon les mecs de la surveillance m'ont vu me taper sur le front en hurlant "Conne, conne, conne, conne!" jusqu'à mon blafard huitième étage.

A demain pour une nouvelle aventure.

3 commentaires:

  1. Tu regardes les Guignols aussi ou c'est vraiment la famine en France ?

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  2. Ooooh on dirait notre rencontre avec mon chéri !!!!!
    C'était pile poil comme ca, en novembre, le "afanaghna".. Et le "conne conne conne" aussi !

    Et crois-en ma lourde expérience : un questionnaire pour un dossier quelconque lié à tes études fait vachement moins louche que du sucre ;)

    Ceci dit, Flaxou est super :D

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  3. et il est pas blafard ton 8ème étage ! (bah oui quoi les murs sont oranges non ?^^)

    (dit la fille qui défend son appartement^^)

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